Programme des concerts d’avril 2025

5, 6 et 8 avril 2025

Harmonies boréales
Chœurs a cappella
ALFVEN, ESENVALDS, LINDBERG,
MANTYJARVI, RABERG, TAUBE,
TORMIS, WIKANDER

Chœur Note et Bien
Angélique de Bellefon, direction

R. STRAUSS – Lieder
C. DEBUSSY – La Mer

Marie Saadi, soprano
Orchestre Note et Bien
Romain Dumas, direction

Participation libre au profit des associations

Samedi 5 avril 2025 à 21 heures
Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement – Paris 3e
Accueil 15Un voyage dans le temps avec la visite de Guédelon pour des hommes à la rue.

Dimanche 6 avril 2025 à 16 heures
Église Saint-Jean Bosco – Paris 20e
FITIMAAchat d’un véhicule pour les soins à domicile des enfants en situation de handicap au Burkina Faso

Mardi 8 avril 2025 à 21 heures
Basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours – Paris 11e
GEM Loisir et ProgrèsUn séjour évasion pour les 6 adhérents cérébro-lésés et 6 accompagnateurs à Saint Malo.


Harmonies Boréales : œuvres a cappella

Couchers de soleil romantiques, fjords époustouflants, énergie des chants Sami… les pays du Nord nous emmènent dans la magie de leurs paysages sublimes, de leurs cultures et chants traditionnels.
Emil Råberg ouvre le voyage sur un chant léger qui célèbre la joie de chanter. Puisant leur inspiration dans la nature suédoise, les quatre morceaux suivants de Hugo Alfvén, David Wikander, Evert Taube et Nils Lindberg incarnent le romantisme, la poésie et la beauté des sentiments inspirés par le mystère des vastes forêts et des couchers de soleil.
La vie, c’est aussi l’acceptation de nos angoisses, quand vient l’heure où s’estompent les souvenirs et les visages de ceux que l’on a aimés : la peur de l’oubli de Veljo Tormis s’efface avec Ēriks Ešenvalds, qui évoque le bonheur reconstructeur des doux souvenirs de l’enfance. Jaakko Mäntyjärvi nous offre ensuite une fin débridée sur des onomatopées qui se jouent des clichés sur les peuples Sami et leurs danses traditionnelles Yoik.
Emil Råberg – Ouverture (2015)
Emil Råberg est un jeune compositeur, né en 1995 en Suède. Sa pièce Ouverture célèbre la liberté et la joie de chanter, sur des paroles d’Amanda Björnerås.
Ouverture (extrait)
Chante-moi une chanson, Apporte-moi une chanson, Chante.
Apporte une chanson, et tes fardeaux s’en iront à jamais.
Maintenant, élève ta voix, et joie et bonheur viendront.
Chanter, c’est se libérer des démons au plus profond de toi.

Hugo Alfvén – Aftonen (1942)
Hugo Alfvén (1872–1960), l’un des grands musiciens romantiques suédois, compose des œuvres lumineuses sur les traditions de son pays. Le Soir nous entraîne dans la quiétude du crépuscule scandinave, sur des paroles d’Herman Sätherberg.
Le Soir (extrait)
La forêt est silencieuse, le ciel est clair
Ecoute comme attirant est l’écho du cor
Le flambeau du soleil du soir plonge paisiblement
Dans l’onde calme et claire.

David Wikander – Kung Liljekonvalje (1910)
David Wikander (1884–1955) est un compositeur et organiste suédois, célèbre pour ses arrangements de chants folkloriques. Le roi Muguet est une pièce poétique, inspirée par la nature et les légendes nordiques, sur des paroles de Gustav Fröding.
Le Roi Muguet (extrait)
Aujourd’hui le jeune roi pleure la Princesse Muguet.
Le Roi Muguet incline sa tête triste, lourde et fragile,
et son casque d’argent brille d’un pâle éclat au crépuscule d’été.

Evert Taube – Så skrimrande var aldrig havet (1948)
Evert Taube (1890–1976), figure emblématique suédoise, raconte l’émoi des premiers baisers dans Jamais la mer n’a autant scintillé, une ballade amoureuse romantique et délicate.
Tellement resplendissante, jamais la mer ne l’avait été (extrait)
Jamais les fleurs ne furent dotées d’un parfum aussi exquis
Que lorsque tu as marché à côté de moi
Pendant que tu faisais disparaître toutes mes peines
Mon amour, dans ton premier baiser.

Nils Lindberg – Shall I compare thee to a summer’s day ?
Nils Lindberg (1933–2022), compositeur suédois, mêle jazz, musique classique et folklore scandinave pour mettre en musique, tout en douceur, le célèbre sonnet de Shakespeare.
Devrais-je te comparer à un jour d’été ? (extrait)
Mais ton éternel été ne flétrira pas,
Ni ne perdra cette beauté que tu possèdes,
Et la mort ne se vantera pas que tu erres parmi son ombre,
Aussi longtemps que vivra ceci, qui te gardera en vie.

Veljo Tormis – Meelespea (1993)
Veljo Tormis (1930–2017), musicien estonien, fait vivre le folklore musical de son pays. Forget me not nous rappelle que la perte de mémoire, la mort et l’oubli nous guettent, et qu’il faut accepter que les feuilles des arbres qui nous ont vu naître flétrissent.
Ne m’oublie pas (extrait)
Je continuerai à chanter même en pleurant, même si mon âme est remplie de chagrin,
Mes lèvres chantent, mais mon cœur est brisé, empli de peine, mes larmes coulent.
Pense à moi ! Je t’en prie, ne m’oublie pas.

Ēriks Ešenvalds – Only in Sleep (2010)
Only in Sleep apaise l’angoisse de Meelespa en évoquant l’insouciance bienfaitrice de l’enfance. Ēriks Ešenvalds, compositeur letton né en 1977, rappelle le temps béni où l’on était petit, où l’on jouait avec ses amis, sur un texte du recueil Flame and Shadow (1920) de Sara Teasdale.
En songe (extrait)
C’est dans mon sommeil que je revois leurs visages,
Ces compagnes de jeu de mon enfance,
Louise est là, avec ses nattes brunes, Annie et ses boucles, toujours vive et sauvage.
Je me demande si elles aussi, parfois, rêvent à moi.

Jaakko Mäntyjärvi – PseudoYoik (1994)
Jaakko Mäntyjärvi, compositeur finlandais né en 1963, a connu très vite la célébrité dans le milieu choral finlandais avec sa première composition PseudoYoik, une parodie musical bâtie sur des onomatopées inspirées des chants traditionnels samis.
Le texte ne signifie rien, Jaakko s’en amuse bien : « ce Pseudo-Yoik n’a rien à voir avec le véritable yoik traditionnel des Sami. Le son global est plutôt rugueux et nasillard, et possède toutes les autres caractéristiques pittoresques que nous associons avec la musique ethnique, jusqu’aux confins de la parodie. »


Lieder avec orchestre Richard Strauss (1864-1949)

Grâce à son père, corniste solo à l’Orchestre Royal de Munich, Richard Strauss découvre les œuvres symphoniques de son époque. Il est formé à l’école brahmsienne et étudie les œuvres des classiques allemands ainsi que des romantiques tels Schumann et Mendelssohn. Il compose sa première symphonie à 17 ans et commence à diriger à 20 ans. Sa carrière brillante de chef d’orchestre (Meiningen, Munich, Bayreuth, Berlin) lui permet de découvrir Wagner et Liszt, ainsi que leurs idées liées à la musique à programme, à l’art total et au traitement de l’orchestre.
Compositeur, il rencontre très rapidement le succès et abordera presque tous les genres musicaux : musique instrumentale pour orchestre, pour instruments solistes, musique de chambre, poèmes symphoniques, opéras, lieder, ballet… tout en restant fidèle à la musique tonale du romantisme.
Pendant sa longue carrière, il a traversé une longue époque de bouleversements, tant sociaux qu’artistiques (témoin des deux guerres mondiales et, en musique, de la remise en question radicale de la tradition tonale par le triumvirat de Schoenberg, Berg et Webern). Strauss résista au désenchantement en développant un style d’une volupté lyrique et d’une luxuriance orchestrale qui en fit le dernier des grands romantiques.
En marge de ses grandes fresques (Salomé, 1905 ; Elektra, 1909 ; Le Chevalier à la Rose, 1910) et des poèmes symphoniques (Don Juan, 1889 ; Till l’Espiègle, 1895), Richard Strauss cultiva toute sa vie le lied, mettant en musique de poèmes de Goethe, Brentano, Geibel, ou inspirés de Shakespeare. De sa toute première œuvre, Weihnachtslied, composée à l’âge de 6 ans, et sa toute dernière, Malvern, près de 80 ans plus tard, Richard Strauss laisse un corpus substantiel de plus de 200 mélodies. La plupart des lieder furent pensés au piano, certains directement pour orchestre, d’autres furent instrumentés après coup, notamment pour nourrir le répertoire de concert de sa femme Pauline de Ahna, une cantatrice de talent. Ce changement de format signale la volonté de créer de nouvelles irisations sonores et de donner plus d’ampleur à la partition, tout en conservant l’intériorité propre au genre.
On a souvent reproché au musicien de ne pas choisir les meilleurs poètes. Un poème de Goethe n’a pas besoin de musique, devait-il répliquer. Justement, dans le cas de Goethe, la musique affaiblit et affadit le mot. Strauss est sensible aux vers qui expriment les sentiments sans détour, dont les images et les situations déclenchent immédiatement son imagination. Des œuvres considérées comme mineures, mais non sans charmes, lui semblaient au contraire appeler une musique qui puisse les magnifier.
Parmi les poètes qu’il a mis en sons, le musicien a montré une prédilection pour les écrivains de la fin de siècle. Il s’est ainsi intéressé au groupe Das Krokodil, un cercle de lettrés unis par une même volonté de pureté formelle et de retour à l’antique, ou aux poètes du Jugendstil, que liaient un même désir de fuite de la réalité au profit du symbole, un attrait pour le végétal et le décoratif ou une interrogation sur la place de l’homme au sein de la société.

Cäcilie – 1894
Cäcilie (Wenn du es wüßtest) est le premier du cycle de Lieder de l’opus 27 composé en 1894 et offert par Strauss comme cadeau de mariage à sa femme, la cantatrice Pauline de Ahna. Ce cycle sera ensuite orchestré en 1897.
Pour composer ce bouquet de mariage en quatre lieder, Strauss raconte à mots couverts l’histoire de sa relation avec Pauline, de l’enthousiasme initial (Ruhe, meine Seele) à la nuit de leur union (Heimliche Aufforderung) suivie d’un matin de bonheur apaisé (Morgen!).
Heinrich Hart (1855-1906) avait écrit Cäcilie pour son épouse du même nom. C’est donc tout naturellement que ce poème s’intègre au cycle. Strauss en fait une page exaltée dont il respecte les trois élans initiés par les mots « Si tu savais ». La passion s’exprime sans réserve et Strauss atteint un degré d’effusion rare dans sa musique.

Wiegenlied – 1899
Wiegenlied (Berceuse), premier des Cinq Lieder opus 41, illustre des vers de Richard Dehmel (1863-1920), aujourd’hui considéré comme un important précurseur de l’Expressionisme, mis également en musique par Arnold Schönberg dans La Nuit transfigurée.
La mélodie, orchestrée en 1900, est une berceuse, au chant souple et détendu, célébrant les joies de la maternité.
Les strophes, adressées autant à l’enfant qu’à la mère, sont variées par l’ajout d’emprunts mineurs ou de modulations vers des tons éloignés selon les implications du texte. Le raffinement instrumental, les irisations en arpèges cristallins, les mélismes discrets de la partie vocale ou le point culminant amené lors de l’évocation du paradis, expliquent le succès de cette page, l’une des plus célèbres de Strauss.

Morgen ! – 1894
Morgen ! (Demain !) est le dernier du cycle de Lieder de l’opus 27 composé en 1894 et offert par Strauss comme cadeau de mariage à sa femme, Pauline de Ahna.
Le texte est emprunté à John Henry Mackay (1864-1933), un poète d’origine écossaise attaché au Jugendstil et dont le musicien avait fait la connaissance au cours de la décennie précédente. Les vers célèbrent la réunion des amants sur une terre symboliquement abreuvée de soleil. La mélodie est une rêverie introduite par un long prélude où domine un violon soliste. La voix entre de manière inattendue à la fin d’une phrase tandis que le lied prend la forme d’une marche lente, volontairement dépourvue de modulations et de contrastes. Le discours culmine dans les deux derniers vers avant que la page ne se referme sur la reprise des premières mesures.

Demain !
Et demain, le soleil brillera à nouveau
et sur le chemin que je suivrai,
il nous réunira à nouveau, nous les heureux.
au milieu de cette terre qui respire le soleil…
Et vers la plage, la vaste, la bleue des vagues,
nous descendrons en silence et lentement,
nous nous regarderons silencieusement dans les yeux,
et sur nous s’abattra le silence muet du bonheur…

September – 1948
En 1948, à une époque où le romantisme est en principe défunt, Richard Strauss, octogénaire, referme tardivement le chapitre du lied allemand en un sublime chant du cygne. Le compositeur prend congé de sa vie bien remplie, affirme la vitalité de son esthétique wagnérienne en exaltant la voix de soprano qu’il a toujours adorée, et nous lègue sa vision apaisante et panthéiste du monde avec ses Quatre Derniers Lieder WoO 150.
Sur un poème de Hermann Hesse, le second lied, September, est légèrement mélancolique ; ses rythmes subtils, en particulier un rythme pointé, avancent comme le temps inexorable. Il est fait de modulations et de chatoiements comme la couleur d’or des arbres, avec de nombreux contre-chants d’instruments. La voix accentue les mots « été finissant » et fait glisser la musique vers la douceur pourpre de l’automne, avec des implorations étonnantes, reprises par l’orchestre. La troisième strophe conduit à un repos accepté qu’un cor issu de la nuit termine, après les descentes de la voix sur les mots « yeux las ». L’orchestre s’éloigne feuille à feuille.

Septembre
Le jardin est en deuil, La pluie tombe en froides gouttes sur les fleurs.
Approchant de sa fin, L’été frissonne en silence. Du haut acacia l’or S’égoutte feuille à feuille.
Étonné et languissant, l’été sourit Dans le rêve mourant du jardin.
Longtemps encore, aspirant au repos, Il s’attarde auprès des roses.
Il ferme lentement Ses (grands) yeux las.

Zueignung – 1885
Entre août et octobre 1885, Richard Strauss mit en musique huit poèmes du poète à la mode Hermann von Gilm (1812-1864) dans un même opus 10. Toujours en phase avec l’esprit de son temps, il ne s’interrogea guère sur la qualité poétique de ces textes, mais il permit à Gilm d’accéder à l’immortalité par le biais de la musique, du moins à travers les poèmes Zueignung et Allerseelen. Le compositeur encore en pleine évolution se situe ici très consciemment dans la tradition de Schubert à Wolf, et choisit, avec l’amour vain, un thème hautement romantique, qui se trouve mis en lumière sous les facettes les plus diverses.
Que les poèmes, issus du recueil Letzte Blätter (Dernières Feuilles) de Heinrich von Gilm, avec leur mélange de ferveur, de méditation et de sentimentalité, soient aujourd’hui considérés comme dépassés, la musique vive et puissante du jeune génie les a élevés au-dessus de leur époque et leur a permis de perdurer. Zueignung, un prélude enthousiaste, contient des éléments typiquement straussiens : un sentiment franc et inébranlable, un do majeur élémentaire et peu chromatisé, une mélodie souple et liée au texte, projetée avec exubérance vers le sommet : « Und beschworst darin die Bösen, daß ich, was ich nie gewesen, heilig, heilig ans Herz dir sank. » (Et tu as conjuré les mauvais esprits, afin que je devienne saint, moi qui ne l’avais jamais été, et que je tombe sacré contre ton cœur.) Les trois occurrences de « Habe Dank » (Reçois mes remerciements), d’abord contenues en un petit intervalle de tierce, puis éclatant avec enthousiasme en un saut de sixte majeur (sol-mi), figurent parmi ces mots ailés que la musique du tournant du siècle a produits.


La Mer Claude Debussy (1862–1918)

Entre pièces symphoniques, pour piano, opéras et musique de chambre, l’œuvre de Claude Achille Debussy (1862-1918) est immense de 150 œuvres, au point d’éclipser parfois la vie de l’homme, pourtant tout aussi riche. Pianiste, compositeur, critique musical (Monsieur Croche), chef d’orchestre, Claude Debussy s’est essayé à tous les rôles. Si sa musique suscite à la fois l’incompréhension et l’admiration de ses contemporains, il devient vite l’un des chefs de file d’une nouvelle musique française, empreinte de modernité. Son style si particulier est fondé sur une liberté formelle et technique, une primauté des sens sur la règle (dans un refus de tout académisme gratuit), et une maîtrise sans faille de l’écriture et de l’orchestre.
S’il n’avait pas été compositeur, Claude Debussy serait devenu marin ! Une passion qu’il dépeint dans l’une des œuvres les plus jouées et étudiées au monde : La Mer. C’est en Bourgogne, loin des vagues et des mouettes, que Debussy se lance dans l’écriture de La Mer, Trois esquisses symphoniques. Sa réputation n’est plus à faire, nommé chevalier de la Légion d’honneur, il est un compositeur et critique reconnu, auteur du Prélude à l’après-midi d’un faune (1891-1894), des Nocturnes (1897-1899), ou encore de l’opéra Pelléas et Mélisande (1902).
Œuvre ambitieuse, moderne et originale, La Mer est créée le 15 octobre 1905 par les Concerts Lamoureux. Une fois encore, et malgré les succès antérieurs de Debussy, la plupart des critiques se méprennent sur l’œuvre, parlent de roublardise, jugeant l’œuvre incompréhensible et sans grandeur. Il faut dire que La Mer offre un certain nombre de nouveautés. À côté de Pelléas et Mélisande, déjà pas si simple d’accès à l’époque, son langage paraît complexe ! Certains tentent tout de même d’en souligner les aspects positifs et parlent d’une polyphonie prestigieuse, de pages où l’on croit côtoyer des abîmes et discerner jusqu’au fond de l’espace et d’un orchestre aux sonorités insoupçonnables.
Chez Debussy, musique et peinture correspondent constamment. Le compositeur puise à plusieurs reprises dans le vocabulaire de la peinture pour trouver les noms de ses œuvres (Estampes, 1903 ; Images, 1905 et 1907). La Mer a incontestablement un aspect pictural. Il n’est qu’à considérer son sous-titre, « trois esquisses symphoniques ». À la manière des peintres impressionnistes, il joue avec la palette de timbres de l’orchestre.
Même si Debussy ne la définit pas explicitement comme telle, il n’en demeure pas moins que La Mer ressemble fortement à une symphonie. L’œuvre se découpe en trois parties.
De l’aube à midi sur la mer s’apparente à un premier mouvement traditionnel avec une introduction lente, deux thèmes principaux et une coda et évoque l’ascension du soleil jusqu’au zénith de midi, zénith suggéré par un puissant accord final en ré bémol majeur.
Jeux de vagues, mouvement à trois temps, emprunte pour sa part sa forme à un scherzo et laisse deviner l’ondulation de la houle à travers des motifs agités qui traverse l’orchestre.
Dialogue du vent et de la nuit, dernier mouvement plus théâtral, prend l’allure d’un rondo et met en musique la confrontation du vent et de la mer.
Mais Debussy ne se contente pas de nous brosser un portrait musical de la mer. Il cherche avant tout à rendre compte d’émotions qu’il a pu éprouver par le passé, tout en innovant sur le plan musical. S’y manifestent ses recherches sur la forme, la texture orchestrale et l’harmonie.


Angélique de BELLEFON, cheffe de chœur

Harpiste de formation et passionnée par la technique vocale et le travail du son du chœur, Angélique poursuit, après son cursus d’ingénieure à l’École polytechnique, ses études musicales pour se professionnaliser en direction de chœur. Elle se forme à la fois en direction de chœur classique au CRR de Paris avec Christine Morel et Béatrice Warcollier, en direction d’orchestre avec Alejandro Sandler, mais aussi en musiques actuelles à travers plusieurs masterclasses dont celle d’Allan Wright sur la Technique du Chanteur Moderne (TCM). Angélique met au cœur de sa pratique le plaisir de chanter ensemble, ce qui fédère de nombreux chanteurs professionnels et amateurs dans les projets qu’elle mène, que ce soit en chorale d’entreprise, chœur d’opéra, chœur variété&gospel (Bomokeurs), et chorale géante (Toussankeurs).
Angélique dirige le chœur Note et Bien depuis septembre 2024.


Romain DUMAS, chef d’orchestre

Chef d’orchestre et compositeur, Romain Dumas commence ses études par le violon et le piano au conservatoire de sa ville natale, Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Il étudie à Melbourne, Marseille et Paris.
Diplômé en écriture musicale et direction d’orchestre du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il y reçoit les conseils d’Alain Altinoglu, Alexandre Piquion, Enrique Mazzola et Tito Checcherini.
Nommé aux victoires de la musique classique en 2025,  Romain dirige désormais un vaste répertoire, du classique à la création contemporaine, à la tête de prestigieux orchestres en France et à l’étranger: orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Orchestre du Capitole de Toulouse, orchestres des opéras de Rouen, Tours, Montpellier, Limoges, Orchestre National d’Ile de France, les Musiciens du Louvre, Orchestre de Chambre de Paris et à l’étranger Bilkent Symphony Orchestra d’Ankara et orchestre du Liceu de Barcelone…
De 2019 à 2022, il est chef d’orchestre en résidence de l’Opéra National de Bordeaux. Il assiste Marc Minkowski, Paul Daniel, Pierre Dumoussaud…
Comme compositeur, Romain Dumas reçoit des commandes de Musique Nouvelle en Liberté, de l’Orchestre des Pays de Savoie, de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, de l’Orchestre de Bretagne…
Parmi ses projets en 2024-2025 : la sortie du livre-disque La Vie Parisienne d’Offenbach enregistré à la tête de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, produite par le Palazzetto Bru Zane, des concerts avec le Bilkent Symphony Orchestra (Ankara, Turquie), les orchestres Hélios et Ondes Plurielles, La Belle-Hélène à l’opéra de Toulon, Louise de Charpentier au festival d’Aix en Provence, et la reprise de son concerto pour accordéon au festival de Serra-di-Ferro (Corse du Sud).


Marie SAADI, soprano

Née au Canada, Marie Saadi fait ses études vocales auprès d’Huguette Tourangeau à Montréal, Marguerite Lavergne Ghedin à Rome et Régine Crespin à Paris. Elle bénéficie de plusieurs bourses d’études du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et de la Fondation Royaumont.
Elle fait ses débuts sur la scène du Teatro Mancinelli d’Orvieto en Italie dans Dido and Aeneas, puis viennent les rôles d’Ariadne, Boulotte, Helmwige et Sieglinde, La Grande Duchesse, Donna Elvira, Santuzza, La Périchole, Aïda, Simone dans Les Mousquetaires au Couvent, la Belle Hélène et les solos dans le Requiem de Mozart, le Requiem de Verdi, le Deutsches Requiem de Brahms, la Missa in Augustiis de Haydn, la Symphonie n.9 de Beethoven, le Stabat Mater de Pergolesi, et la Messe inachevée en mi bémol majeur et la messe en si bémol majeur de Janacek pour la Fondation Royaumont sur les ondes de France Musique.
Dotée d’une voix puissante à la tessiture longue, Marie Saadi est une interprète à la présence scénique généreuse. Elle a récemment chanté Les Nuits d’été de Berlioz au Festival Aria di Sarra en Corse dirigés par Romain Dumas, les Quatre derniers lieder de Richard Strauss dirigés par Johann Le Pennec et la mort d’Isolde avec l’orchestre symphonique Alfred Lowenguth. Membre des Chœurs de l’Opéra National de Paris, Marie Saadi est appelée à se produire sur la scène de l’Opéra Bastille et de l’Opéra Garnier depuis 2011.


Note et Bien, l’association

Fondés en octobre 1995, les chœur et orchestre Note et Bien rassemblent environ cent cinquante chanteurs et instrumentistes amateurs dans différents types de formations musicales : ensemble vocal à quatre voix, a capella ou avec orchestre, orchestre seul, accompagnant régulièrement des solistes (amateurs ou jeunes professionnels, qui jouent à titre bénévole), ensembles de musique de chambre, etc. Ayant pour vocation de partager la musique, l’association Note et Bien organise deux types de concerts : les premiers sont donnés dans des lieux comme des foyers sociaux ou des maisons de retraite ; les seconds sont des concerts plus classiques qui aident des associations à financer certains de leurs projets. L’association Note et Bien propose ainsi quatre séries de concerts dans l’année.

Le chœur
Marguerite Aurenche, Patrick Bacry, Jean-Emmanuel Bessière, Marie-Cécile Bessière, Laurent Bonnet, Jacques Brodin, Francis Bruckmann, Anne Calmels, Aurore Cartier-Coumert, Laurie Chamard, Hélène Chevallier, Lisa Cibien, Clémence Dardel, Anne-Laure de Coincy, Emmanuel de Courcel, Cécile Delaunay, Nicolas Del Gallo, Marie-Laure Demoures, Marie Devaine, Stéphanie Diallo, Cédric Dondain, Pauline Dumigron, Emmanuelle Enrici, Clémence Garde, Pierre Garde, Céline Genevrey, Bénédicte Genthon, Jean-François Germain, Blandine Gobin, Émilie Grardel, Fabien G’sell, Marielle Guy, Nadia Hardy-Dessources, Thomas Hennetier, Marianne Hervé, Vincent Jugé, Julie Kauffmann, Cécile Kolb, Justine Lambert, François Lemaire, Patrick Magnan, Marie-Claire Magnié, Miriam Mahé, Laurent Maringe, Sophie Marzin-Michelet, Jean-François Mathey, Éric Maynard, Vincent Mercey, Bertrand Michelet, Sylvie Moulin, Élizabeth Muller, Mickaël Munoz, Sandra Munoz, Franck Nycollin, Karin Perrot, Valérie Quénechdu, Mathilde Quinzin, Carine Soulay, Olivier Thésée, Jean-Baptiste Thibaud, Phuong-Mai Tran, Sophie Vanheeghe, Philippe Veillon, Élizabeth Velay, Corentin Wallez, Alexis Wittmann.

L’orchestre
Violons : Muriel Boulan, Selma Coussaert, Cécile Daulard, Benjamin Duval, Anne-Claire Femeau, Daniel Flesch, Martine Gagnepain, Gilles-Marc Guerrin, Fabrice Guerrini, Delphine Hainos, Sabine Hauchard, Héloïse Hellio, Izabela Jaskulska, Benoit La Fay, Clara Léonardi, Julia Maurice, Élisabeth Ricouard, Noémie Valcauda, Joëlle Ye-Sebbag, Léo Zaradzki, Iaru Zuresco
Altos : Pierre-Louis Cornilus, Julie Cousin, Vanessa Durand, Aliette Gallet, Pascal Girault, Christine Hagimont, Julien Haussy, Naoto Nozaki, Paul O’Brien ;
Violoncelles : Sophie Baudry, Marie-Pascale Beschet, Irène Besson, Isabelle Bloch, François Clanché, Esther de la Grave, Ivan Delbende, Antoine Girodon, Ana Magdalena Lantier, Anne-Marie Lézine, Coralie Saison
Contrebasses : Jean-Paul Baldacci, Gérard Dulot
Flûtes : Anne-Sophie Arlette, Philippe Manzano, Fabienne Sanyas
Hautbois : Sylvain Fournier (et cor anglais), Antoine Gatignol, Jean-Marc Vezin
Clarinettes : Philippe Mast, Isabelle Robert-Bobée
Bassons : Dominique Bério, François Lévy-Bruhl, Henry Wyld, Sébastien Deloustal (contrebasson)
Cors : Jean-François Cartier, Jean-Marc Coïc, Thierry Duverger, Anaïs Libolt
Trompettes : Markus Froembling, Lenaic Gensous, Éric Le Gouëz
Trombones : Sophie Bocquillon, Stanimir Dobrey, Simon Jullion
Tuba : Jean Modry
Percussions : Stéphanie Allemand, Marc-Olivier Cattacin, Jairo Coronado, Anthony Costa, Rayan Ikhelef.


Prochaines séries de concerts Note et Bien :
12, 14 et 15 juin 2025 – Bach & Brahms

Si vous souhaitez être informé de nos prochains concerts, contact@note-et-bien.org ou bien sur le lien dédié sur la page d’accueil de notre site web

 

Pour ses prochaines sessions, l’association Note et Bien recherche un lieu, accessible en soirée et le week-end, permettant les répétitions du chœur et de l’orchestre (jusqu’à 100 musiciens). Si vous pouvez nous aider afin que Note et Bien continue sa vocation de soutien de projets sociaux ou humanitaires : contact@note-et-bien.org

Association NOTE ET BIEN (association loi 1901 à but non lucratif)
34 rue Clisson – Paris 13e
www.note-et-bien.org ; facebook.com/note.et.bien ; https://www.instagram.com/note_et_bien

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